6th borough project interview (part 2)

Suite de l’entretien avec The Revenge (première partie ici), à l’occasion de la sortie de son album ‘One Night in the Borough’ en collaboration avec Craig Smith.
Quand on vous demande un top 10, vous nous sortez une sélection complètement différente d’une fois à l’autre, si bien qu’il est impossible d’établir une hiérarchie dans ce que vous aimez. Est-ce une façon de garder vos meilleures tracks secrètes avant les dj-sets ?
Graeme Clark : Haha, très sincèrement, je crois que notre top 10 change tous les jours, voire toutes les heures ! C’est peut-être une façon de garder nos armes secrètes avant un dj-set, mais bon, nos meilleurs morceaux sont un secret pour nous aussi avant que les gens ne réagissent sur le dancefloor…
Sur l’album, vous êtes autant à l’aise avec l’exercice de style slo-mo house que sur des trucs funk, rock, ou même des standards FM. Pourquoi une telle variété de styles ?
G : J’ai grandi en écoutant différents styles de musique, et c’est important pour moi d’ouvrir le champ de mes productions à tous les genres. Je suis quelqu’un qui s’ennuie très facilement, d’où l’envie de bondir d’un style à l’autre, sans doute.
Est-ce que vous considérez l’album comme une sélection de vos meilleurs moments, ou plus comme un projet indépendant, en marge de vos dj-sets ?
G : C’est dur à dire. Plusieurs morceaux de l’album ont été écrits sur un laps de temps qui se compte en années. On a sélectionné pour l’occasion ceux qui fonctionnent le mieux au contact les uns des autres. On tient autant à ce qu’ils soient joués en club que leur écoute puisse se faire dans un contexte tout autre.
Certains morceaux sont dépourvus de samples. C’est presque la première fois qu’on découvre votre style, du coup…
G : Le sampling est juste un outil de production pour moi, pas une finalité. Des fois, je l’utilise, d’autres fois, non. Si un morceau peut bénéficier de l’échantillonnage, je m’y emploie, mais je n’en fais jamais une composante essentielle.
Vous qui êtes réputés pour jouer des tempos plus lents (90-110 bpm), comment distinguez-vous entre les moments dans une soirée ? Généralement, les DJs poussent le pitch vers le haut à mesure que la soirée va crescendo, mais ça n’a pas trop l’air d’être votre approche, si ?
G : On est justement en train d’encourager nos bookers à nous faire jouer des sets plus longs pour notre tournée à venir, ce qui nous laissera le loisir d’ouvrir la soirée et de la fermer quand c’est possible, histoire d’emmener le public en voyage avec nous tout du long. Quand on joue des sets plus courts, on s’adapte au tempo mais tout ne va pas toujours crescendo, tu sais : il y a parfois des creux dans la soirée où tu peux naturellement faire descendre le pitch pour jouer des jams plus lents, et ensuite le remonter tout doucement. C’est d’abord une question de confiance en tes propres convictions. Ca ne marche pas toujours, mais le DJing est moins une science qu’un sentiment, et au sujet du tempo, le public est souvent bien plus ouvert d’esprit que ne le pensent certains DJs…
6th Borough Project : One Night In The Borough (Part One) by The Revenge
Le premier album de 6th Borough Project 'One Night in the Borough' est disponible dès maintenant sur Delusions of Grandeur. Plus d'informations ici.
Labels: 6th borough project, Graeme Clark, interview, The revenge
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